Comme chaque fête du calendrier juif, Pourim comprend des commandements (mitsvot) et coutumes qui donnent lieu à de nombreux termes et expressions spécifiques. Voici une revue de ce vocabulaire en français et en hébreu, avec aussi un peu de yiddish.

Al haNissim. Signifie « pour les miracles ». Début de la prière intercalée dans la Amidah (prière centrale de la liturgie juive) et dans le Birkat haMazon (prière d’actions de grâces après le repas) lors des fêtes de ‘Hanoukkah et de Pourim.

Crécelle. En hébreu : ra’ach. En yiddish: gregger. Pendant la lecture de la Meguilat Esther, la coutume est de faire tourner des crécelles à chaque fois que le nom de Haman est prononcé. On veut ainsi « effacer le souvenir d’Amalek« , que la tradition relie à Haman (Deutéronome, 25:19 ; I Samuel 15 et Esther 3:1).

Oreilles d’Haman. En hébreu : Ozné Haman. En yiddish: Hamantaschen (« poches d’Haman »). Un biscuit fourré de forme triangulaire que l’on mange traditionnellement lors de la fête de Pourim.

Massékhet Pourim. Traité « talmudique » parodique composé par le provençal Kalonymos ben Kalonymos au 14e siècle.

Matanot la’évyonim. Signifie « cadeaux aux pauvres ». C’est l’une des mitsvot (commandements) de Pourim de faire un don aux déshérités le jour de Pourim afin que chacun puisse célébrer la fête.

Meguilat Esther. Signifie « rouleau d’Esther. Il s’agit du livre d’Esther, un livre de la Bible qui est traditionnellement lu deux fois, le soir et le matin à Pourim. On se sert d’un rouleau de parchemin, très souvent illuminé.

Michloa’h manot. Signifie « envoi de portions ». Le jour de Pourim, c’est une mitsva (commandement) d’envoyer des cadeaux de nourriture à ses amis et voisins. Aujourd’hui, cela consiste généralement en gâteaux, bonbons et bouteilles de vin.

Pourim. Le nom de la fête vient d’un mot akkadien « pour » qui signifie « sort » ou « hasard ». Il évoque le tirage au sort de la date du massacre par Haman dans le livre d’Esther.

Pourim Qatan. Signifie « petit Pourim ». 14e jour du mois de Adar I lors des années embolismiques où Pourim est fêté le 14e jour du mois de Adar II. Il n’y a pas de célébration particulière ce jour là. Selon la tradition, on ne manifeste pas de tristesse ce jour-là.

Pourim de Suse. Selon la tradition, Pourim est célébré seulement le 15 Adar dans les villes qui étaient fortifiées comme Suse dans les temps anciens. Le livre d’Esther raconte en effet que les Juifs de Suse, la capitale de Perse, ont lutté plus longtemps que les Juifs de province et ne se sont livrés aux réjouissances qu’un jour plus tard. En Israël, cette règle est appliquée à Jérusalem.

Pourim sphiel (du yiddish – jeu de Pourim). Il s’agit de saynètes humouristiques basées sur le livre d’Esther, présentées le jour de Pourim.

Séoudah. Signifie festin en hébreu. Le jour de Pourim, c’est un commandement d’organiser un repas festif. La tradition est de servir de l’alcool ce jour là.

Taanit Esther. Signifie « jeune d’Esther ». Jour de jeûne, depuis le lever jusqu’au coucher du soleil, le 13 Adar, c’est-à-dire la veille de Pourim. Il rappelle les trois jours de jeûne proclamés par par la reine Esther pour que son intervention auprès d’Assuérus parvienne à sauver les Juifs du massacre.