Le dimanche 1er septembre 2019 sera le premier jour du mois de Éloul ( אֱלוּל ) dans le calendrier juif.

Éloul précède le mois de Tichri durant lequel on se prépare aux Grandes Fêtes ou « Fêtes solennelles » de Roch Hachana (Nouvel An) et Yom Kippour (Jour du Pardon).

Éloul, un temps de préparation aux Grandes Fêtes

Le mois de Éloul est le sixième mois dans le calendrier juif, le premier mois selon la Torah étant celui de Nissan durant lequel est célébré Pessah. Dans la Bible, le sixième mois de l’année n’a pas de signification particulière et ne comporte pas de jour de fête particulière. Cependant, des coutumes se sont progressivement développées pour faire de ce mois un temps de préparation aux Grandes Fêtes du mois de Tichri : Roch Hachana (le Nouvel An, appelé aussi Yom HaDin, jour du jugement) et Yom Kippour, jour du pardon.

Le temps de la Téchouva

Le mois de Éloul qui précède la nouvelle année est une période pour faire le point sur l’année passée, procéder à son examen de conscience avant d’aborder les Grandes Fêtes. On est invité à la Téchouva, un mot hébreu souvent traduit par repentance et qui évoque un retour vers Dieu. « Tout le mois de Éloul, avant de manger et dormir, on doit regarder à l’intérieur de son âme et examiner ses actions afin de pouvoir faire confession » dit ainsi le Maharal de Prague (cité par S.Y. Agnon, Days of Awe).

Symboliquement, la tradition juive rapproche le nom du mois (ayin – lamed – vav – lamed) d’un verset du Cantique des Cantiques (6:3) : Ani le-dodi ve-dodi li, « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi », dans lequel le bien-aimé fait référence à Dieu. Ce jeu de lettres rappelle que le retour vers Dieu ne s’aborde pas dans un climat de peur, mais de confiance envers Dieu.

Les coutumes du mois de Eloul

Plusieurs traditions se sont développées en relation à la préparation du Nouvel An :

  • Le Chofar (corne de bélier) est sonné à la fin de l’office quotidien du matin pendant tout le mois de Eloul, à l’exception de la veille de Roch Hachana. C’est une façon de nous rappeler quotidiennement que nous devons faire téchouva (nous repentir) pour nous préparer au jour du jugement.
  • Tard le soir ou tôt le matin, on récite des prières pénitentielles, les Selihot. Dans les communautés séfarades, cela commence dès le premier jour du mois de Eloul, et dans les communautés achkénazes à partir du samedi soir qui précède Roch Hachana (ou du samedi soir précédent s’il y a moins de quatre jours entre le début des Selihot et Roch Hachana).
  • Pendant tout le mois de Eloul et jusqu’à la fin de la fête de Souccot, on récite le psaume 27 au cours des offices quotidiens du soir et du matin. Ce psaume affirme notre confiance en Dieu :

« L’Éternel est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? L’Éternel est le rempart qui protège ma vie, qui redouterais-je ? » (Psaumes, 27:1)