La fête de Hanoukkah, dite aussi « fête des lumières », commence le 25 Kislev et dure huit jours. Cette année (2018), elle commence le dimanche 2 décembre à la tombée de la nuit.

On célèbre Hanoukkah à la maison, en allumant des bougies chaque soir, à la tombée de la nuit. Le premier soir, on allume une bougie. Le deuxième soir, on allume deux bougies. Le troisième soir, on allume trois bougies et ainsi de suite jusqu’au huitième soir.

La Hanoukkiah

Les bougies sont allumées sur un chandelier appelé Hanoukkiah. C’est un chandelier à neuf branches : huit branches pour les lumières de Hanoukkah et une branche supplémentaire sur laquelle on pose le chamach, la bougie qui sert à allumer les bougies. Les branches sont alignées, à l’exception du chamach qui est décalé par rapport aux autres.

L’allumage des bougies

Les coutumes pour allumer la hanoukkiah peuvent varier selon les familles. Voici une façon « classique » de procéder :

  • Le premier soir, on pose la bougie sur la branche la plus à droite. Les soirs suivants, les bougies sont disposées de droite à gauche.
  • On pose si possible la hanoukkiah devant une fenêtre de manière à ce que les lumières soient visibles de l’extérieur. Il s’agit ici de « proclamer le miracle » comme le demandent les rabbins du Talmud. Les bougies ne doivent pas nous servir matériellement à éclairer la pièce. Leur rôle est purement spirituel.
  • On allume le chamach et on dit les bénédictions (voir ci-dessous).
  • Avec le chamach, on allume les bougies de gauche à droite, c’est-à-dire en commençant par la nouvelle bougie, tout en chantant Hanérot Hallalou.
  • On pose le chamach sur son socle.
  • On chante ! Par exemple : Maoz Tsour, Mi Yemalel.

Le soir de Chabbat, vendredi, on allume les bougies de Hanoukkah avant celles du Chabbat. Le samedi soir, on allume les bougies de Hanoukka après la Havdalah, le rituel de sortie du Chabbat.

Les bénédictions avant d’allumer les bougies

בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל חָנֻכָּה

Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière de Hanoukkah.

Baroukh Ata Adonaï, Élohénou mélekh ha-olam, achèr kidéchanou bé-mitsvotav vé-tsivanou léhadlik nèr chèl Hanoukka.

בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁעָשָׂה נִסִּים לַאֲבוֹתֵינוּ בַּיָּמִים הָהֵם בַּזְּמַן הַזֶּה

Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui as accompli des miracles pour nos ancêtres en ces jours-là, en ce temps-là.

Baroukh Ata Adonaï, Élohénou mélèkh ha-olam, ché-assa nissim la-avoténou ba-yamim ha-hèm ba-z’man ha-zé.

Le premier soir, on ajoute :

בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה

Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous as donné la vie, nous as maintenus (en vie), et nous as permis d’arriver jusqu’à ce jour.

Baroukh Ata Adonaï, Élohénou mélèkh ha-olam, ché-héhéyanou, vé-kiyémanou, vé-higuianou, laz’man ha-zé.

Hanérot hallalou

הַנֵּרוֹת הַלָּלוּ אֲנַחְנוּ מַדְלִיקִים עַל־הַנִּסִּים וְעַל־הַתְּשׁוּעוֹת

וְעַל־הַנִּפְלָאוֹת שֶׁעָשִׂיתָ לַאֲבוֹתֵינוּ עַל־יְדֵי כֹּהֲנֶיךָ הַקְּדוֹשִׁים

וְכׇל־שְׁמוֹנַת יְמֵי חֲנֻכָּה הַנֶּרֹות הַלָּלוּ קֹדֶשׁ

וְאֵין לָנוּ רְשׁוּת לְהִשְׁתָּמֵּשׁ בָּהֶם אֶלָּא לִרְאוֹתָם בִּלְבָד

כְּדֵי לְהוֹדוֹת לְשִׁמְךָ עַל־נִסֶּיךָ וְעַל־יְשׁוּעָתֶךָ וְעַל־נִפְלְאוֹתֶיךָ

Nous allumons ces lumières en souvenir des miracles, des secours, des merveilles que Tu as opérés en faveur de nos ancêtres, par l’intermédiaire de Tes saints prêtres.
Pendant tous ces huit jours de Hanouka, ces lumières sont sacrées.
Nous n’avons pas le droit de nous en servir, mais seulement de les contempler.
Afin de rendre grâces à Ton Nom pour Tes miracles, Ton secours et Tes merveilles.

Hanérot hallalou anahnou madlikim al hanissim veal hatéchouot veal haniflaot chéassita la-avoténou al yédé cohanékha hakédochim.
Vékhol chémonat yémé Hanoukka hanérot hallalou kodech.
Vé-èn lanou réchout léhichtamech bahem.
Ela lir’otam bilvad. Kédé léhodot léchimkha al nissékha véal yéshouatékha véal nifléotékha.

 

Pour apprendre à chanter Hanérot Hallalou :